Cie Aïda Jamal se positionne comme un espace d’expérimentation artistique, à la fois intime et politique, à travers des solos et des formes performatives. Elle s’inscrit dans une démarche où le geste devient un lieu d’investigation, traversé par des enjeux personnels, collectifs et symboliques.
Ses propositions scéniques explorent les transformations, les tensions et les états de passage, en accordant une place centrale aux notions de présence, de relation et d’altérité. La composition s’élabore à partir de matériaux ouverts, où l’improvisation, l’instabilité et l’écoute participent à faire émerger des formes en mouvement.
Implantée entre le Maroc et l’Europe, la compagnie évolue au sein de contextes pluriels, nourrissant son travail de circulations, de rencontres et de dialogues avec différents environnements artistiques et culturels.
Au sein de la Cie Aïda Jamal, elle déploie une recherche chorégraphique à la fois intime et politique, à travers des solos, des formes performatives et des projets collaboratifs présentés entre le Maroc et l’international.
Avec TAMAT (2022), son premier solo, elle puise dans un symbole amazigh pour interroger les héritages invisibles inscrits dans les corps féminins, entre contrainte, transmission et ambivalence. La pièce circule depuis entre différentes scènes, de Berlin au Caire, de Marrakech à Marseille, jusqu’à Rome.
Elle poursuit cette exploration avec E-F / Fragile (2023), une forme plus dépouillée, presque à vif, où le processus de création devient matière à partager. L’œuvre ouvre un espace de rencontre où se donnent à ressentir les zones d’incertitude, de bascule et de vulnérabilité.
En 2024, son travail s’élargit vers des formats collectifs. Eyes Versions explore la présence à plusieurs, les résonances entre les corps et ce qui émerge d’un espace partagé, comme une traversée de l’inconscient collectif. La même année, www, projet collaboratif mêlant performance, installation et écriture, interroge les tensions, intimes, écologiques et politiques, qui traversent l’eau comme élément vital et symbolique.
Avec Noir sur blanc (création en cours, 2026), elle se tourne vers les rituels du mariage au Maroc, scrutant leurs transformations : entre gestes hérités et mises en scène contemporaines, entre soin, mémoire et marchandisation. Une manière de questionner ce qui se joue, se négocie et se performe au moment où le lien se formalise.

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